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 Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.

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Against - Leader

○ Feat. : Rainie Yang
○ Localisation : Dans ma chambre

Message Sujet : Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Dim 27 Mai - 1:49

Ki Hyung Kim & Xue Feng Qian

Les Jardins de Jing Ying ; Le 05 Octobre 2011 à 14h15


♫ What you waiting~ what you waiting~ what you waiting foooor~

Les écouteurs dans mes oreilles, je ne pouvais m’empêcher de fredonner… j’arrivais tout juste à m’empêcher de faire la chorégraphie, on ne peut pas tout avoir ! Pour une fin de semaine, j’avais la pêche… d’accord, j’étais rarement deux de tension, donc dire que j’avais la pêche était un pléonasme. J’étais toujours au taquet… mais il valait mieux, ça enlevait aux autres l’envie de me marcher sur les pieds… et par « autres »…

Je soupirai, rien que d’y penser ça m’énervait. Ah ! Il n’y avait vraiment rien de mieux pour changer mon humeur du tout au tout. Je ne l’avais pourtant pas beaucoup vu depuis le début de l’année, les « élitistes » avaient bien persécutés quelques élèves, évidemment, ils n’étaient pas restés inactifs, le début de l’année était décisif, c’est là qu’ils pouvaient faire partir le plus de monde. Mais on avait évité le pire pour le moment je crois… c’était quand même bien différent d’il y a un an… déjà, certains étudiants avaient peur de nous, même si nous étions là pour défendre, et non punir… quoi que, si j’aurais assez bien aimé donner une correction au High Five. Mais, hum, ça arriverait bien assez tôt, ils savaient que j’existais, pour le moment, c’était suffisant.

Je me dirigeai d’un pas léger vers le jardin de l’université, jouissant du soleil qui nous faisait l’honneur de sa présence. Il faisait beau, presque chaud, j’en avais même profité pour sortir en short et t-shirt léger. J’avais bien l’intention d’aller me faire dorer la pilule dans un coin, je n’aurais peut-être plus l’occasion de le faire ensuite.
Je trouvai rapidement mon coin préféré, et me laissai tomber sur l’herbe tendre, d’un vert éclatant. Ça se voyait qu’on était dans un établissement de riches, même les pelouses étaient entretenues comme s’il s’agissait des fleurs les plus précieuses… mais bon, comme j’adorais me rouler dans l’herbe, je n’allais pas me plaindre.

Je glissai mes lunettes de soleil sur mon nez et fermai les yeux. Hm dormir en plein soleil était une de mes activités préférées… mais je me mettais rapidement à penser et tout et n’importe quoi dans ces moments-là… c’est d’ailleurs comme ça que je me rappelais quand dans une petite semaine, cela ferait un an jour pour jour que j’avais créé Against. Et je souris rien qu’en y repensant.

Flash Back

J’étais à la cafétéria avec mon meilleur ami, comme tous les midis. Nous étions dans un coin de la salle, là où on restait invisible. Je détestais cette situation, et les agressions à répétition commençaient à faire bouillir mon sang dans mes veines. Au fond, c’était un ressenti égoïste qui avait commencé à réveiller la rebelle en moi, les souvenirs de ce que j’avais subi au collège, avant de connaître Zhen Juan. Mais je comprenais parfaitement tout ce que les boursiers pouvaient ressentir. Etre exclu, dénigré… finir par se demander si on est vraiment à la place qu’on mérite ? Est-ce qu’ils n’ont pas raison de nous pousser à fuir ?

Mais mes pensées furent brusquement interrompues par un bruit de plateau, bruit particulièrement stressant et prémices d’insultes. Je me tournai aussitôt vers la source du bruit pour voir une toute jeune demoiselle qui venait de tomber, au pied du leader des High Five, celui-ci la regardait avec dédain, et il bascula son plateau sur elle.

« Hors de mon chemin. Tu n’as rien à faire là. Dégage, pouilleuse. »

Les membres du High Five sourirent, sauf le leader qui tourna les talons pour aller s’installer à une table. Une étudiante lui apporta son plateau, parce que monsieur ne portait pas lui-même son plateau, et les autres le rejoignirent. Je regardai de nouveau la demoiselle alors qu’elle se relevait difficilement, ses vêtements blancs étaient complètement tachés, et des filles autour d’elle éclatèrent de rire en enfonçant le couteau dans la plaie.
Je sentis vaguement la main de Zhen Juan se poser sur mon épaule pour me calmer, mais c’en était déjà trop, et je me levai en repoussant bruyamment ma chaise. Les têtes se tournèrent vers moi, sauf celles du High Five. Je grimpai sur la table et me mis à crier après ces pimbêches peinturlurées. Cette fois, plus question que ça continue. Je marchai sur les tables, dans le silence le plus total… enfin, presque, il était seulement troublé par le bruit des plateaux que je poussais de mes pieds, les plateaux de ceux que j’avais déjà vu en train de maltraiter des boursiers. J’appelai les boursiers à la révolte. Ils devaient savoir que tous les « riches » n’étaient pas contre eux.

« Battez-vous ! Ils n’ont aucun droit sur vous ! Ils ne pourront pas vous forcer à quitter cette école si vous vous défendez !! Il vous faut vous battre pour affirmer votre droit à étudier ici ! Ce n’est pas parce qu’ils sont riches qu’ils ont plus de pouvoir que vous ! »

Parmi le brouhaha des réactions, j’avais entendu des étudiants rire, j’étais peut-être ridicule, mais j’avais également allumé des flammes chez certains, c’était tout ce qui comptait à ce moment-là. Mais je n’avais pas fini.
J’avais réussi à capter l’attention du High Five au grand complet, aussi je me dirigeai vers eux, crapahutant d’une table à l’autre, jusqu’à lui faire face : Ki Hyung Kim, vénéré leader du High Five.
Il leva les yeux vers moi, presque impassible, mais la colère dans ses yeux me plut.

« Que crois-tu être pour faire ta loi ici ? Espèce de sale petit bourge, cette fois c’est fini ! Tu ne contrôleras plus impunément cette université.
- Parce que tu penses que quelqu’un osera s’opposer à Ki Hyung ? »

Je me tournai vers celui qui avait parlé, le plus jeune des High Five, dernière recrue de ces pourris de bourges, Jason Douglas, tellement pas à sa place que, pour lui, l’autorité du High Five se résumait à Ki Hyung. Mais ils ne me connaissaient pas… pas encore.

« Oui ! Moi ! Et même si je dois être la seule, ce sera moi !
- Tu crois pouvoir faire le poids ? »


Cette fois, c’est bien le leader en personne qui avait ouvert la bouche et avait parlé d’une voix lente mais assuré.

« Oh que oui… tu verras… tu finiras même par me craindre… »

Les autres éclatèrent de rire, Ki Hyung avait plus de dignité que ça et il ne me lâchait pas du regard, je me penchai pour attraper le pichet d’eau glacée sur la table et lui lançai le liquide au visage avant qui puisse voir venir mon geste. Le silence dans la salle se fit en une seconde. Il se leva, furieux, mais je le devançai.

« C’est la guerre, mon chou »

Fin Flash Back

J’étais quelqu’un qui s’énervait facilement, j’avais un sacré tempérament et il m’avait bien servi ici. Mais la guerre n’est pas terminée, la deuxième manche a commencé et je comptais bien la remporter cette fois-ci.

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Dernière édition par Xue Feng Qian le Lun 28 Mai - 17:59, édité 8 fois
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High Five - Leader

○ Feat. : Hero JaeJoong

Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Dim 27 Mai - 10:01

14Hh15. A l’heure où la plupart des étudiants étaient encore en cours, Ki Hyung, moelleusement assis dans l’un des fauteuils de la salle réservée aux High Five songeait. Ou plutôt fulminait. Et devinez quoi ? L’objet de ses attentions était toujours le même depuis presque un an, à savoir comment se débarrasser de l’enfer Xue Feng.
En même temps qu’il complotait contre elle, il se rappela au désagréable souvenir que cette petite peste lui avait laissé le jour où elle s’était rebellée. Le jour où elle avait créé les Against.

Beaucoup de monde s’était moqué d’elle ce jour-là, mais lui qui n’avait pas lâché son regard une minute savait mieux que les autre ce qui bouillait en elle. Elle n’avait pas peur, elle était forte, et surtout, très peu concernée par son avenir car après tout, c’était bien pour cela que l’on le respectait autant. L’empire Kim, de par sa fortune et son influence au point de vue mondial, était la tête couronnée de l’économie Asiatique. D’un claquement de doigt, en quelques mots, il pouvait faire d’une vie paisible une véritable tourmente. Mais elle ne le craignait pas malgré tout. Elle se sentait prête à l’affronter. Ce manque de peur chez cette fille l’offusquait : comment pouvait-on ainsi manquer d’autant de bon sens ? Elle ne tournait vraiment pas rond !
Avalant difficilement sa salive, il se rappela alors du pire affront qu’elle lui avait fait : lui renverser le contenu d’une carafe devant l’école réunit toute entière avant de s’enfuir.

A peine avait-elle disparue qu’une horde d’élites s’était pressé autour de lui pour l’essuyer et maudire la jeune femme de tous les noms. Il avait rebondit sur ses pieds en jouant de son charme. Ses cheveux humides et sa chemise blanche qui collaient à sa peau à ce moment était tout de même un beau tableau, il avait joué sur ce fait afin d’en ressortir le plus digne possible, agrémentant d’une note d’humour son discours. Surtout, il avait menacé de son plus beau sourire la femme qui avait osé le défié et conseillé aux autres de ne pas suivre son exemple.
Cela avait semble-t-il plutôt bien fonctionné, mais n’avait pourtant pas empêché un petit groupe d’élève de se rassembler autour d’elle.
Quel que soit la faible dimension de leur projet, elle avait tout de même réussit un coup de maître : ranimer les flammes des plus faibles et faire douter les plus forts.

Cognant l’accoudoir de son poing, le jeune héritier se leva. Il était enfermé ici depuis trop longtemps, il devait respirer, aller prendre l’air. Il suffoquerait à rester ici à ruminer ses mauvaises pensées.
Lorsqu’il mit le nez dehors, la chaleur des rayons solaires sur sa peau immaculée lui rendirent son humeur. Le ciel était d’un bleu absolument parfait, la brise légère apportait un peu de fraicheur à la chaleur environnante la rendant des plus agréables, et il n’y avait pas un chat dehors. Le décor idéal.

Bien décidé à profiter du cadre environnant afin de chasser de son esprit cette magnifique plaie qu’était la leader des Against, Ki Hyung arpenta longuement les allées ouvertes, la cour, avant de déboucher sur les jardins. Il s’y pressa. A cet endroit de l’école, l’herbe était si bien entretenue que le soleil si réfléchissait, augmentant la lumière. Seul les gazouillis de quelques oiseaux freinaient le silence, et un instant il se sentit en pur harmonie avec lui-même.
Pourquoi donc se prenait-il tant la tête pour cette fille ? Elle ne le ferait jamais descendre de son piédestal, elle pourrait l’humilier tant qu’elle voulait, il avait la majorité des élèves de son côté, et assez de moyens de pression dans sa manche pour convaincre les autres de la laisser seule. Après tout, ils n’étaient ici qu’à l’université. Un petit monde fermé et restreint dans le temps qu’on y passait. Ceux qui rejoindraient sa petite révolte pourrait dans le pire des cas l’empêché de nuire dans l’établissement, mais il n’était pas homme à pardonner facilement l’irrespect envers lui-même. Et à la sortie de l’université, lorsqu’il reprendrait le siège de la compagnie, il aurait tout le temps d’une vie afin de punir ceux qui l’avaient défié dans le passé.

La brise se tut un moment, accentuant la température. D’une main il déboutonna les trois premiers boutons de sa chemise, faisant apparaître sa peau au soleil. Ses lunettes de grande marque vissées sur ses yeux, il continua sa marche en regardant droit devant lui. Tellement droit qu’il ne put éviter l’obstacle posé dans l’herbe. Un MP3. Manquant de tomber en se prenant les pieds dans les fils de ce dernier, le leader des High Five jura en même temps que le cri colérique d’une femme se fit entendre. Il tourna la tête.


- « Mon Dieu, dites-moi que je rêves… » Soupirant cela plus pour lui-même que pour la jeune femme, Ki Hyung sentit toute sa bonne humeur en découvrant la silhouette gracile de sa pire ennemie allongée dans l’herbe. Enfin, redressée à présent que ses écouteurs lui avaient été arrachés des oreilles.
Avant qu’elle n’ait pu dire un mot de plus, Ki Hyung pesta. C’en était assez qu’elle gâche jusqu’à ses cours moments de plaisirs où il ne pensait pas à elle.

- « Qu’est-ce que tu fous là ?! T’as rien de mieux à faire que de lambiner ? T’as pas une petite révolte à organiser aujourd’hui ? »

Son ton trahissait l’agacement, mais surprise, il n’était ni méprisant, ni insultant pour une fois. Son humeur joviale de l’instant passé y étant sans doute pour quelque chose, mais cela n’allait certes pas durer.

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Against - Leader

○ Feat. : Rainie Yang
○ Localisation : Dans ma chambre

Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Dim 27 Mai - 15:42

Une année s’était écoulée depuis mon premier pétage de plomb à la cafétéria, et je dis ‘premier’ parce qu’évidemment il y en avait eu de nombreux autres après ça… « suite » à ça même, je devrais dire. Il aurait été hors de question, après mon coup d’éclat, de laisser d’autres étudiants s’en prendre à des boursiers, que ce soit à la cafétéria où dans n’importe quel endroit de l’école - ou même en dehors… -, il avait fallu que j’affirme coûte que coûte ma détermination, et même si les jours qui avaient suivi ma déclaration de guerre à la cafétéria avaient été difficiles - je n’avais pas compté le nombre de filles qui avaient voulu me remettre à ma place - j’avais tenu bon.

Bon, nous étions tout de même toujours moins nombreux que les élitistes, ce qui me confortait dans l’idée que la plupart des riches étaient des gros lâches qui avaient tellement peur de perdre ce qu’ils avaient qu’ils n’avaient pas le cran de s’accrocher à leurs valeurs… ou qui n’en avaient même pas, pour certains… Mais les personnes à mes côtés à présent étaient sincères et aussi déterminées que moi, au moins je pouvais être sûre de ça.

Malgré tout, il m’arrivait de penser que si en une seule petite année, nous avions réussi à nous mettre dans la poche certains anciens étudiants qui suivaient le mouvement par peur du High Five, alors nous avions toutes nos chances de grandir encore.

Bref, j’étais confiante… assez pour m’accorder une petite heure de sieste en plein-air. Et j’adorais ça. Me prélasser, dans le calme le plus total, bien que mon caractère laissait plutôt supposer que je n’étais pas faite pour ça. Mais pour une rare fois où mon cours - dernier cours de l’après-midi - avait été annulé, je n’allais pas me priver d’aller me reposer un peu… et vu le temps qu’il faisait, rester à l’intérieur aurait été un crime… tout ce que je regrettais c’était que mon colocataire ait préféré se rendre à son club plus tôt, au lieu de m’accompagner.

Je m’absorbai dans la musique qui jouait dans mes oreilles, me disant qu’il y avait même de grande chance que je m’endorme vraiment. Je ris doucement à l’idée de me réveiller soudainement, voyant qu’il fait complètement nuit et que les autres me cherchent frénétiquement parce que j’ai disparue et que je ne réponds pas sur mon portable. Heureusement je n’étais pas assez égocentrique pour faire exprès une chose pareille… enfin, peut-être que pour me venger de ce lâcheur de Zhen Juan je pourrais au moins lui faire peur à lui… le pauvre, s’il savait…

Tout doucement je sentis, comme je le pensais, une douce torpeur m’envahir. Le soleil sur ma peau me donnait l’impression d’être enroulée dans une grosse couette agréablement chaude et, en vérité, il ne me fallait pas plus que ça pour m’endormir.
Mais brusquement, mes écouteurs se retirèrent de mes oreilles et je poussai un cri surpris en rouvrant les yeux. Je me redressai pour regarder la personne qui venait de se prendre les pieds dans mon fil.

- « Mon Dieu, dites-moi que je rêve… »

Je laissai une petite moue prendre place sur mes lèvres. C’était plutôt à moi de dire ça, non !? Qu’est-ce qu’il foutait là ? Et puis c’était quoi ce « mon dieu » ? Il savait dire ça, lui ? Pourtant j’étais persuadée qu’il se prenait lui-même pour dieu, c’était pas vrai ?

- « Qu’est-ce que tu fous là ?! T’as rien de mieux à faire que de lambiner ? T’as pas une petite révolte à organiser aujourd’hui ? »

Je fronçai les sourcils et récupérai mon mp3 d’un geste brusque, et je me relevai. Loin de moi était l’envie de rester au pied de cette insupportable, exécrable, ignoble raclure, ça aurait trop pu lui faire plaisir. Une fois sur mes deux pieds, je lui fis face… enfin, presque, j’étais quand même plus petite que lui… initialement, d’au moins vingt centimètres, mais grâce à mes bien-aimés talons, je gagnais huit centimètres haha !!

« Et toi, tu n’as rien de mieux à faire que d’empiéter sur l’espace vital des gens !? »

C’est vrai quoi ! Un peu plus et il aurait pu me marcher dessus ce pauvre abruti ! Quelle idée de ne jamais regarder où on met les pieds aussi !… Oh mais tiens, c’était un détail qui pourrait finir par me servir un jour, non ? … bon, bref !!
Je jetai rapidement un petit regard par-dessus son épaule et un petit sourire se glissa sur mes lèvres glossées.

« Tiens donc, ton escorte personnelle a déserté ? Ils en ont eu marre de devoir supporter avec toi le melon qui te sert de tête ? »

Et vu le nombre de filles qui gravitaient autour de lui, ce n’était plus une simple escorte. Je m’amusais même souvent à les appeler son « harem », ces pauvres filles tout juste bonnes à lécher les bottes de son égo surdimensionné. Honnêtement, je n’étais pas persuadée qu’elles puissent avoir un jour assez de jugeote pour comprendre que c’était un pauvre type… je savais aussi que les autres High Five ne le lâcherait pas, ils étaient aussi soudés que moi et mes amis… mais énerver Ki Hyung était un plaisir dont je ne me passais pas quand il était dans les parages… parfois je m’énervais aussi - bon, d’accord, à chaque fois -, mais cela me déroutait beaucoup moins que lui, qui faisait toujours de son mieux pour rester impassible. J’avais l’habitude, moi.

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High Five - Leader

○ Feat. : Hero JaeJoong

Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Dim 27 Mai - 17:33

Et voilà, c’était inévitable. Comme toujours. Il ne rappela pas d’une seule journée où la croisant, ils ne s’étaient pas arrêtés pour se déchirer à qui mieux mieux.
« Et toi, tu n’as rien de mieux à faire que d’empiéter sur l’espace vital des gens ?! »

Voilà le discours qu’elle lui avait tenu. Piqué au vif, le jeune homme la toisa de son regard le plus cinglant. Il ne pouvait pas la frapper, c’était une femme, et quoi que ce genre de peste puisse en penser, il avait des principes. Pourtant Dieu que ça lui démangeait les doigts ! Pour peu il se serait presque plein que ça lui donnait des crampes. Il se voulut calme dans sa réponse bien que sa voix ne trahisse aucune sympathie, encore moins de la délicatesse.


- «Pour ta gouverne princesse, sache que je ne l’ai pas fait exprès, et par ailleurs si tu n’avais pas été aussi plate et donc visible je me serai éloigné le plus loin possible de ton exécrable présence ! Il n’y a rien de pire que de te trouver sur son chemin ! »

Alors qu’il en finissait avec sa réponse sans grand impact sur la jeune femme, ce à quoi il ne prêta pas vraiment attention car après tout, avec elle, il avait l’habitude de parler à un mur, il la vit esquisser un regard derrière lui. Soupirant d’un air las, il attendit qu’elle lui sorte une de ses vieilles répliques imagées.

« Tiens donc, ton escorte personnelle a déserté ? Ils en ont eu marre de devoir supporter avec toi le melon qui te sert de tête ? »


Un sourire ironique s’afficha à la commissure des lèvres de l’héritier lui donnant un air sadique.
- « Ne t’inquiète donc pas pour mes escortes, elles se portent on ne peut mieux. Il se trouve simplement que par moment j’ai besoin d’air, mais malheureusement je constate qu’à chaque fois que ce besoin se fait sentir je te retrouve sur ma route toute prête à m’étouffer de tes tissus de conneries et de tes répliques douteuses. Sur ce ! »

Il fit un pas, puis un autre. A présent à quelques centimètres de son corps, il se mit alors en marche cognant sans douceur l’épaule de la jeune femme sur son passage. Il espérait s’en tirer ainsi et trouver un autre coin tranquille où retrouver un peu de calme. Mais peine perdue, la belle ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds.

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Against - Leader

○ Feat. : Rainie Yang
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Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Dim 27 Mai - 19:00

Je m’étais empêché de réagir lorsqu’il m’avait appelé « princesse », d’accord, pour lui ce n’était qu’une façon dédaigneuse de m’appeler, en me faisant bien sentir que je n’en étais absolument pas une. Mais je n’avais jamais prétendu en être une, je ne l’avais pas non plus désiré, et je détestais que l’on m’appelle ainsi… encore plus quand ça venait de celui qui avait été faire des recherches sur ma vie et ma famille pour pouvoir mieux me faire tomber. « Princesse » dans sa bouche sonnait comme une insulte à ma condition, mais ça, ça ne lui aurait que trop bien servi de le savoir.

Mais s’il cherchait à réveiller la furie qui dormait encore sagement en moi, il allait être servi, car je n’étais absolument pas du genre à me retenir quand ça n’en valait pas la peine. M’énerver ? L’énerver ? Crier ? Le faire crier ? A la bonne heure ! Il ne comprendrait jamais assez bien à qui il avait affaire, et j’étais bien déterminée à lui faire des piqûres de rappel s’il se montrait encore plus réticent à comprendre. Une fille, frêle, petite, héritière illégitime, oui, j’étais tout ça, mais j’étais avant tout un monstre de rébellion.

- « Ne t’inquiète donc pas pour mes escortes, elles se portent on ne peut mieux. Il se trouve simplement que par moment j’ai besoin d’air, mais malheureusement je constate qu’à chaque fois que ce besoin se fait sentir je te retrouve sur ma route toute prête à m’étouffer de tes tissus de conneries et de tes répliques douteuses. Sur ce ! »

Mon sourire ne put que s’épanouir légèrement à l’entente de ces paroles. Quelque part j’étais contente d’être celle qui l’empêchait de se détendre quand sa conscience ne le torturait même pas. Ce type n’avait pas de conscience, seulement un petit diable posé sur son épaule droite.

Et en parlant d’épaule, Ki Hyung me dépassa, non sans me bouler franchement, et il continua son chemin. Il pensait peut-être que j’allais en rester là ! Non ! Il n’aurait pas le dernier mot ! Hors de question !
Je partis donc à sa suite, attrapai son bras entre mes doigts manucurés et le retournai vers moi.

« On t’a jamais appris la politesse, cancrelat ? »

Oui, j’avais un langage imagé, mais encore je restais poli, moi. Mais je pouvais tout aussi bien devenir vulgaire, j’avais un vocabulaire assez étendu quand il s’agissait d’insulte et de noms d’oiseaux.

« Je sais que tu te crois supérieur aux autres, et je vais te dire un truc que personne ne t’a dit jusqu’à présent : tu n’es qu’un sale petit prétentieux, mais tes grands airs et ton argent ne te mèneront pas au bout de ta route. »

Je le lâchai et le regardai dans les yeux. Cette fois j’étais sérieuse. C’était un pauvre type. Je le détestais. Le haïssais. Mais je n’étais pas aussi mauvaise que lui et je ne souhaitais pas son malheur. Je voulais qu’il change, s’il pouvait gagner un peu d’empathie pour comprendre la souffrance qu’il inflige aux autres, ce ne serait pas plus mal… mais peut-être qu’il n’était pas pourri jusqu’à la moelle comme je le pensais souvent. En tout cas, je l’espérais un peu.

« Il n’y a pas que le pouvoir dans la vie. Tu penses que baser tes relations sur l’argent et le pouvoir ne vont pas les corrompre ? T’as pas l’impression que le monde dans lequel tu vis n’est que dans ta tête ? »

Clairement, ce mec avait un problème avec la réalité. Il pensait que parce qu’il était Ki Hyung Kim, tout le monde l’aimait et le respectait ? Non, c’était pour son argent et sa popularité que les gens se ruaient autour de lui… et pour rien d’autre. Il avait peut-être ses quatre adjoints, mais ils étaient pareils que lui, voilà pourquoi ça marchait. Mais avec des gens normaux ? Avec des valeurs ? Il finirait par trouver ses propres limites.

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High Five - Leader

○ Feat. : Hero JaeJoong

Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Dim 27 Mai - 22:11

Pas peu fier de sa sortie, le leader du High Five se sentit pousser des ailes en quittant l’agaçante présence de son ennemie jurée. Pourtant, il ne fallut qu’une poignée de secondes pour qu’une légère poigne vienne stopper son élan. Il soupira, las. Décidément, s’il pouvait être quelqu’un de têtu, il avait trouvé bien pire que lui en matière de persistance.
C’était toujours ainsi. Ils devaient chacun avoir le dernier mot, et aujourd’hui n’échappait pas à la règle. C’était leur façon de « marquer des points » : clouer le bec de l’autre. Et qu’il soit d’humeur ou non, le bel héritier devrait s’en contenter.

- «On t’as jamais appris la politesse, cancrelat ?! »
Il soupira de nouveau, cette fois bruyamment, bien décidé à montrer son mécontentement.
« Cancrelat ? Tss, qu’est-ce que c’était que ça encore ? », Pensa-t-il pour lui-même.

Elle l’obligea à se retourner. Il ne l’avouerait jamais, mais il aimait ça, être si proche d’elle physiquement. Elle était plus petite, et sa silhouette gracile chevauchée de son éternelle expression assurée dans la colère lui donnait un air peu farouche qu’il appréciait. Non pas qu’il soit attiré par elle, c’était plutôt la situation qui l’amusait. Elle, petite, fausse-riche, de toute façon élevée par un père dont la fortune n’avait pas grande influence. Elle, toujours en train de le menacer alors qu’il pouvait lui faire le pire. Cela l’emmerdait plus qu’autre chose la plupart du temps, mais son esprit sadique aimait pourtant la détermination qu’elle mettait à défendre sa cause. Si elle s’était alliée à lui, il en était sûr, elle aurait été une partenaire extraordinaire.
Cependant ce n’était pas le cas. Elle n’était pas son allié, tout au contraire, et comme ses manières ne lui plaisait pas, elle se hâta de le lui refaire savoir. Encore.

- « Je sais que tu te crois supérieur aux autres, et je vais te dire un truc que personne ne t’a dit jusqu’à présent : tu n’es qu’un sale petit prétentieux, mais tes grands airs et ton argent ne te mèneront pas au bout de ta route. »

Elle lâcha enfin son bras. Il aurait souhaité qu’elle ne le fasse pas, à présent là où sa main s’était posée, il sentit un froid. Il ne dit rien, elle continua de plus bel.

« Il n’y a pas que le pouvoir dans la vie. Tu penses que baser tes relations sur l’argent et le pouvoir ne vont pas les corrompre ? T’as pas l’impression que le monde dans lequel tu vis n’est que dans ta tête ? »

Ce fut le choc.

Elle parlait toujours beaucoup, mais ne lui avait jamais tenu de tels propos jusqu’à présent. Amèrement, chacun de ses mots le ramena à un moment de sa vie qu’il pensait avoir oublié.

• Flash Back •
Ki Hyung avait 9 ans alors. Plus vieux d’un an que tous les autres élèves de sa classe de CE2, il était pourtant très heureux d’être là. C’était la première fois qu’il rencontrait d’autres enfants. La première fois qu’il sortait des murs de son palais dorée aussi. Il avait longtemps regardé tous les camarades de sa classe, ils avaient tous l’air gentil, et bien qu’ils se connaissent tous déjà, l’enfant se sentait confiant. Il voulait être l’ami de tout le monde, mais il avait été éduqué en prince. Un prince insolent, antipathique, et exigeant.
L’enseignante ne tint pas un mois ses caprices avant de le faire renvoyer chez lui.

Quoi que très jeune à l’époque, Ki Hyung se rappelait avec une exactitude effrayante de ce douloureux moment. Il avait pleuré tous les jours, toutes les nuits, pendant une semaine entière. Il voulait y retourner, il voulait se faire des amis, et dire pardon à la maitresse. Simplement être apprécié. Après sept jours sans succès, le petit garçon s’était rué sur son père rentré de voyage d’affaire afin de lui faire part de sa demande. On ne lui accorda pas, il pleura à nouveau, comme tous les jours à s’en faire monter la fièvre. Sa mère s’inquiétait et finit par plaider sa cause auprès de son époux. Ce dernier, épuisé, finit par s’enfermer dans son bureau avec son fils.

- « Tu fais vraiment honte à ton père Ki Hyung. A-t-on idée de pleurer ainsi pour cela ?! Tu es un Kim ! L’unique fils de l’empire Kim, tu n’as pas le droit de pleurer pour obtenir quelque chose d’aussi futile que des amis. Tu verras mon fils, quand tu seras grand et que tu prendras ma place, tes amis te tourneront le dos ou profiteront de toi. Si à ce moment tu souhaites vraiment garder les gens autour de toi, attire les avec tes moyens les plus précieux, et débarrasse toi des autres avec ces mêmes armes. Le monde dans lequel nous vivons ne laisse plus de place aux bons sentiments. Seul la soumission et l’argent font tourner le monde, et tu l’apprendras plus vite que tu ne le penses ».
• fin du Flash-Back •

A daté de ce jour, l’enfant déjà fort égocentrique se fondit dans le moule que lui avait décrit la figure paternel. Il avait vu ce dernier se battre contre tous pour son empire, et même contre ses plus fervents amis. Son parrain lui-même avait tenté de leur voler la sueur de leurs fronts. Il n’avait confiance en personne. Vivait dans un monde où une telle chose n’était admise qu’aux gens futiles. Or ce n’était pas son cas.

Il ne put se contenir cette fois-ci. Agrippant le bras qui l’avait retenue, il obligea la jeune femme à reculer de quelques pas. La bloquant alors entre le tronc d’un arbre et son propre corps, il passa sa colère en étant, pour la toute première fois, criant d’honnêteté. Il ne s’en rendait pas compte lui-même : de son expression déboussolée, des fines gouttes de sueur qui perlait à l’orée de son front. Il ne réalisa rien de tout cela, pas même la tonalité de sa voix devenue suppliante malgré sa hauteur.
Pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, pour la première fois de sa vie peut-être, il ne put retenir sa franchise et son ressentit :


- « Ça y’est ? Tu l’as finie ta belle leçon de morale ? Toi, tu es comme tous les autres, tu ne vaux pas mieux ! Tu crois comprendre, tu crois que la vie est rose, que tout le monde a bon fond mais ce n’est pas vrai ! Le monde dans lequel je vis est bien réel !

C’est un monde où ceux que l’on prend pour des amis se retournent contre vous, ou même les membres d’une famille peuvent vous poignarder dans le dos tant qu’ils peuvent en tirer bénéfice ! La réalité est là devant tes yeux : les gentils se font toujours avoir ! Pourquoi crois-tu que les riches s'en prennent aux boursier ? Parce que c'est ainsi que tourne le monde depuis la nuit des temps : tuer ou être tué c'est ça la règle du jeu ! Faire confiance à quelqu’un peut paraître bénéfique, mais dès lors que tu donnes ta confiance tu t’exposes à la trahison ! Tu disais que mes grands airs et mon argent ne me mèneraient pas au bout de ma route ? Tu as tort ! Mon argent me garantit tout ce que je veux. Les gens cours tellement après la fortune que bien les payer c’est s’assurer qu’ils seront contents et feront ce que l’on attend d’eux !

Et si je suis aussi prétentieux, comme tu le dis si bien, c’est parce que je suis fier de pouvoir dire que je ne me ferai jamais avoir ! Je ne me ferai jamais plus avoir tu entends !! »


Il fut coupé net par le manque d’oxygène. Réalisant quelque peu sa position, il s’éloigna, libérant la tête des Against de son corps et de son regard. Il fuyait d’ailleurs le sien à présent, sa colère se transformait en gouttes d’eau salées à l’orée de ses yeux. Lui tournant le dos pour ne pas qu’elle puisse le voir ainsi, il se frappa intérieurement quand sa retenue provoqua un léger mouvement de sursaut dans ses épaules. Il voulait partir. Il devait s’éloigner de cette peste à tout prix.

D’une voix alors très calme en considération de celle qu’il avait employée quelques minutes auparavant, il tenta de s’échapper.


- « Nous n’avons pas tous la chance de vivre dans l’insouciance comme toi. Certains d’entre nous ont de lourdes responsabilités à porter, et ces dernières peuvent condamner à la solitude. Tu te plains constamment de notre prétention et de ce que subissent ses pauvres boursiers par notre faute, mais un jour, prend le problème dans l’autre sens, et songe-y… »


Il voulut la quitter sur ses mots. Ses pieds ne décollaient plus du sol.
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Against - Leader

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Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Lun 28 Mai - 0:41

Qu’est-ce qui m’était passé par la tête ? Je n’aurais su le dire clairement… peut-être l’envie d’essayer une approche différente avec lui… une approche qui ne me ressemblait absolument pas, moi je fonçais dans le tas et je parlais après… pas l’inverse.
Et j’eus la surprise de voir que ça fonctionnait. Enfin, du moins, ça eut l’air de le toucher plus que mes brassements d’air - brassements qui étaient devenus ma marque de fabrique évidemment -. Et sa réaction fut quasi-immédiate, j’eus à peine le temps de noter qu’il accusait le choc de mes paroles, qu’il attrapa mon bras pour me pousser et il me coinça entre son torse et un tronc d’arbre. Surprise, désemparée, je sentis mon cœur faire un bond de travers alors que j’observais Ki Hyung, son visage affichait une expression que je ne lui avais jamais vue…
Et les paroles qui suivirent me douchèrent quelque peu, balayant le peu d’espoir que j’avais pu avoir… non, lui parlait ne servirait probablement à rien… il campait sur ses positions autant que je le faisais, une discussion entre nous se résumerait à un dialogue de sourd.

Quand il eut fini de me crier dessus, d’une voix que je jugeai néanmoins sincère, ce qui était rare avec lui, il me lâcha et recula. Ce que je pouvais bien lui accorder, c’est que pour une fois il ne s’était pas caché derrière son rang de Leader du High Five. Je le regardai alors qu’il se détournait, m’empêchant de lui faire face plus longtemps.
Je soufflai, tiens j’avais arrêté de respirer pendant son monologue ? Il m’avait tellement captivé que j’en avais oublié que j’avais besoin de respirer, lui aussi d’ailleurs, il s’était absorbé lui-même par ses paroles.

Je m’écartai de l’arbre et passai une main dans mon dos. Ah mais il m’avait fait vraiment mal ce con n’empêche ! Mais quelle idée de coincer les gens contre de l’écorce, c’est douloureux ! J’allais parler, mais je remarquai le léger tressautement de ses épaules, et je me figeai.

- « Nous n’avons pas tous la chance de vivre dans l’insouciance comme toi. Certains d’entre nous ont de lourdes responsabilités à porter, et ces dernières peuvent condamner à la solitude. Tu te plains constamment de notre prétention et de ce que subissent ses pauvres boursiers par notre faute, mais un jour, prend le problème dans l’autre sens, et songe-y… »

Je haussai les sourcils. Ah parce que maintenant c’était eux les pauvres victimes ? Non mais il s’y croyait vraiment là… C’était quoi cette façon de penser ? Il pensait que je vivais dans un monde où tout était beau ? Non mais il se foutait le doigt dans l’œil !

« Je me suis trompée sur toi, Ki Hyung… t’es vraiment un cas désespéré. »

S’il se laissait à ce point porter par ce qui l’entourait, et par les circonstances dans lesquelles il évoluait, alors il méritait encore moins mon respect et ma considération que ce que je pensais. Mais tout ça donnait une toute autre allure à notre guerre… parce que s’ils se mettaient à se prendre pour les pauvres victimes de cette université parce qu’ils étaient des pauvres riches, ils allaient faire face à un mur, je ne les laisserais pas retourner la situation à leur faveur.

« Mais il n’y a un problème que parce que vous êtes persuadés que votre supériorité vous donne le droit de vous défouler sur ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre… ni les moyens, ni le temps… parce que vous pensez être inaccessible à toute loi et à tout jugement… »

Je le contournai pour me remettre devant lui. S’il fallait que je lui déballe ce que j’avais sur le cœur, autant que ce soit face à face, il n’y avait pas de raison pour qu’il puisse se soustraire à ma colère. Furieuse, je pointai un doigt sur son torse et le poussai.

« Et tu crois savoir ce qu’il y a dans ma tête ? Ce n’est pas parce que tu as fait des recherches sur moi que ça te donne la capacité de lire mes pensées ! Tu es très loin de ce que je pense à chaque seconde dans cette université. Et pourtant, tu es assez bien placé pour savoir que j’ai pas eu une vie facile ! Tu n’as pas le monopole du malheur parce que tu as des responsabilités sur les épaules ! Il n’y a pas que ça dans la vie ! »

Je m’interrompis. Entre mon père qui était mort avant même que je puisse avoir des souvenirs de lui, les années de galère que ma mère avait endurées pour qu’on survive, et sa grossesse qui aurait pu la tuer… il pensait vraiment que je pouvais imaginer la vie rose et belle ? Il pensait que dans ma tête le monde était facile et juste pour tout le monde ?

« Tu es très loin d’avoir compris ma révolte, Ki Hyung Kim ! C’est avec des gens pourris comme toi qui engendre des personnes similaires que le monde tourne en rond avec des injustices pareilles ! Tu es malheureux ? C’est pas en t’en prenant à des personnes qui n’y sont pour rien que tu seras heureux ! »

Et le pire ! C’est que c’était tous des gamins pourris gâtés qui pensaient que parce qu’ils avaient décidé que ça devait se passait comme ça, c’était normal que ça se passe comme ça. Mais je n’étais pas là pour les observer dans mon coin, et le Against n’était pas là juste pour venger les boursiers à mesure qu’ils se faisaient torturer.

« Moi ! Je me bats pour mes principes ! Je me bats pour que ça change ! Parce que j’estime que n’importe qui doit pouvoir avoir sa chance ! Ce n’est pas parce qu’on a pas de responsabilités qu’on a rien vécu ! Et ce n’est pas valable que dans cette université ! Crois-moi qu’aussi longtemps que ton comportement n’aura pas changé, tu m’aurais sur le dos. Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement que tu le penses ! »

Ma colère hachait ma respiration, mais je continuais de le fixer sans flancher. Jamais je ne baisserais les yeux devant lui ! Et il comprendrait que ce n’était pas ses ennuis de bourges qui me ferait changer de jugement.


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Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Lun 28 Mai - 9:21

Il ne comprit pas pourquoi ses jambes s’étaient ainsi arrêtées. Il savait bien pourtant qu’en ne déguerpissant pas bien vite, il aurait droit à de nouvelles remontrances. Pour avoir enquêté sur elle, il savait qu’elle l’avait pas eu une enfance des plus faciles, pour autant, il ne considérait pas sa vie comme celle d’une personne à plaindre. Ki Hyung était ainsi fait : il ne s’attardait pas sur le passé. Il ne s’y attardait plus. Il avait été formaté de façon à ne jamais s’en remettre au passé pour juger de l’avenir. C’était selon lui complètement ridicule.
Peu importait les souffrances d’hier tant que l’on en est plus fort le lendemain. C’était sa devise, c’est pourquoi les problèmes d’argent que la jeune femme face à lui avait connu dans sa petite enfance ne l’attristaient guère. Elle en avait bien assez maintenant que sa mère était remariée après tout. Seule la grossesse difficile de sa mère l’avait un peu touché, après tout, sa propre mère partageait cette condition fragile. Mais là encore, il se disait « bon, dans tous les cas, elle est toujours vivante ». Pas de quoi s’alarmer donc.

« Je me suis trompée sur toi, Ki Hyung… t’es vraiment un cas désespéré. »

Il sourit de façon ironique à l’entente de cette phrase plus qu’au reste de son discours, et lui en fit savoir la raison :

- « Comment ça trompée ? Tu voudrais me faire croire que tu as déjà eu une opinion moins mauvaise de moi que celle que tu me balances à longueur de journée ? Joue pas les petites filles outrées ça te va mal. Et non je ne prétends pas non plus savoir ce qui se passe dans ta tête, si tel était le cas je pense que nos différents seraient certainement moins durs à régler.»

Elle le contourna, certaine de pouvoir lui dire ce qu’elle avait à dire en face. Aucune importance, il avait déjà retrouvé son self-control. Si dans un premier temps, il l’avait haït pour lui avoir rappelé cet insupportable moment de l’enfance, à présent c’était plutôt l’inverse. Il se sentait libéré d’un poids en quelque sorte. Il lui avait dit ce qu’il avait sur la conscience, et elle s’en fichait pas mal, preuve que cette peste ne changerait jamais d’avis sur lui. Continuant de plus bel, elle campa sur ses propres positions :

Cette fois-ci il ria, ne pouvant plus se limiter à un simple sourire.


- « Moi ? Malheureux ? Je ne te savais pas si mauvaise psychologue Xue Feng. Tu te bats pour tes principes, c’est admirable, vraiment. Ta force de conviction est certainement la seule chose qui puisse être admirable chez toi, cependant toi qui crois en l’égalité des chances, je vois que tu en donnes beaucoup aux autres. Et moi alors ? N’ai-je pas droit à une autre chance ? »

Le doigt qu’elle avait posé contre son torse lui faisait mal. N’admettant pas cela, il lui saisit le poignet pour que ce ne soit plus son doigt mais sa main qui soit posée sur lui. Il ne la forçait pas. Il n’était pas là pour lui faire du mal. Mais quelque part cette situation l’amusait. Il adorait la voir se démener pour ancrer ses idéaux dans un esprit autre que le siens. Y voyant là une occasion supplémentaire de se distraire, il la regarda droit dans les yeux.

- «J’admets m’être mal fait comprendre : je ne dis pas que les plus faibles ne connaissent pas le malheur, je pense simplement que le pouvoir donne plus de responsabilités. Quelqu’un comme toi ne seras jamais apte à comprendre, mais prenons un exemple clair si tu le veux bien. Prenons une personne A, ayant connus quelques malheurs mais ayant de grandes responsabilités, puis une personne B, ayant connu les mêmes choses mais dépourvue de responsabilités. A mon humble avis, c’est la deuxième personne qui est avantagée car elle peut se concentrer sur son bien-être tandis que la personne A devra refouler tout cela pour assumer ses responsabilités.

Pour toi je ne suis qu’un fils de riche égocentrique et manipulateur, je ne dis pas le contraire, mais tu oublies facilement que je suis aussi le futur de millions de personnes travaillant pour ma compagnie. Je n’ai pas de temps à perdre avec les petits malheurs des uns et des autres car trop nombreux sont les personnes que je dois accompagner. »


Ils se turent tout deux. Il ne savait si elle réfléchissait ou si tout bonnement, elle retenait sa colère. Après tout, chaque fois qu’il sortait un mot de sa bouche elle s’en offusquait, il n’y avait pas de raison que ça change. Pourtant à cet instant, la mine de la jeune femme ne lui déplut pas. Lâchant sa main pour soulever son menton et ainsi croiser son regard, il la toisa.


- « Très bien Xue Feng. Je comprends tes principes, et j’admets que ta foutue détermination a peut être porté un fruit ou deux. Puisque tu m’assures que tu passeras le reste de ta piètre existence sur mon dos si jamais je ne change pas, ce qui je te l’avoue, ne me plait guère comme perspective, alors faisons un petit pari, tu veux bien ? »

Voyant alors une étincelle d’attention dans le regard de son homonyme, il ôta ses mains d’elle certain qu’à présent elle l’écoutait.

- « Je vais te donner, disons… Oh aller, comme je ne suis pas quelqu’un de facile, je te donne un trimestre entier pour me rendre « meilleurs » selon tes propres critères. Si tu parviens à tes fins, je promettrai solennellement à la fin du bal de Noël de ne plus m’en prendre aux boursiers, et… Tiens ! Relevons encore la mise, je m’excuserai publiquement et remercierai allégrement la splendide Xue Feng, leader des Against. Mais si au terme de notre marché tu n’as pas réussi à me faire changer une infime partie de moi, alors les poursuites continueront de plus bel et tu seras obligée de dissoudre les Against »

Il la laissa perplexe. Quoi de plus naturel ? Lui-même en vint à se demander pourquoi il serait prêt à supporter pendant trois mois ses leçons de morales et de principes. D'un autre côté il y voyait aussi une belle occasion de dissoudre sa maudite association.

- « Alors ? Marché conclue ? Je suis vraiment curieux de voir comme toi seule pourrait parvenir à transformer la vision imposée par toute une vie.»
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Against - Leader

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Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Lun 28 Mai - 11:37

Contrairement à ce à quoi je m’attendais, le coréen se mit à rire. Et ça m’énervait, y a deux minutes il avait perdu son sang-froid, comment avait-il fait pour se calmer aussi rapidement !? Non ! Il fallait que j’arrive à le déstabiliser, ou c’était moi qui perdrais cet échange, et je ne l’admettrais pas.

- « Moi ? Malheureux ? Je ne te savais pas si mauvaise psychologue Xue Feng. Tu te bats pour tes principes, c’est admirable, vraiment. Ta force de conviction est certainement la seule chose qui puisse être admirable chez toi, cependant toi qui crois en l’égalité des chances, je vois que tu en donnes beaucoup aux autres. Et moi alors ? N’ai-je pas droit à une autre chance ? »

Je haussai les sourcils, une seconde chance ? Il pensait que je n’avais pas essayé de lui trouver des excuses pour son comportement ? Je l’avais fait, avant ma rébellion, et longtemps après… Est-ce qu’il ne venait pas de balayer lui-même le peu d’espoir que j’avais pour lui ? Non mais il se prenait pour qui ? Il torturait les boursiers, il avait fait des recherches sur moi pour mieux pour m’atteindre et me blesser, et je devais encore faire l’effort de lui accorder le bénéfice du doute ?

Il attrapa soudain ma main et la plaqua sur son torse, il planta ensuite son regard dans le mien. Il fallait que je me calme moi aussi, il fallait que je me reprenne.
Je l’écoutai s’expliquer. Mais ses paroles me donnèrent encore envie de me rebiffer. Il m’avait demandé de regarder le problème dans l’autre sens si je me souviens bien… mais pourquoi ne le faisait-il pas lui-même ? Si j’allais dans son sens, il fallait alors que je vois les « grande responsabilités » comme la condition sine qua non de l’argent, d’accord, admettons. Alors une personne qui n’avait pas de responsabilités - au sens où il l’entendait - avait moins d’argent… a-t-il seulement vécu sans argent pour savoir ce que c’est de vivre ainsi ? Pensait-il que les personnes pauvres n’avaient pas de responsabilité envers leur famille, leurs enfants, leurs parents, les gens qu’ils aimaient ? Est-ce qu’ils n’avaient pas la responsabilité de faire vivre ceux qui étaient à leur charge même s’ils étaient sans le sou ? Dans ces conditions, à quel moment pensait-il à leur propre bien-être ? N’éprouvait-il pas la culpabilité de n’avoir pas un travail qui rapporte assez ? Les mères dont les enfants ne mangent pas à leur faim ne pleuraient-elles pas chaque soir dans leur lit en s’excusant auprès de leurs chérubins… ?

Je restai silencieuse et détournai les yeux, incapable de prononcer le moindre mot sans exploser. L’argent ne faisait pas le bonheur, j’étais d’accord, mais nous vivions dans un monde dans lequel l’argent était plus que nécessaire… n’avoir pas d’argent mais penser aux autres sans pouvoir rien faire, ou bien avoir de l’argent mais être trop égoïste - non, pardon « occupé à ne pas penser aux autres » -… est-ce qu’il n’y avait pas un juste milieu là-dedans ?

Ki Hyung lâcha enfin ma main mais il glissa ses doigts sous mon menton pour relever mon visage vers lui et me regarder de nouveau. Je serrai les dents, mais j’étais plus calme, ce regard ne me disait rien qui vaille, alors je décidai de me reprendre.

- « Très bien Xue Feng. Je comprends tes principes, et j’admets que ta foutue détermination a peut-être porté un fruit ou deux. Puisque tu m’assures que tu passeras le reste de ta piètre existence sur mon dos si jamais je ne change pas, ce qui je te l’avoue, ne me plait guère comme perspective, alors faisons un petit pari, tu veux bien ? »

Je haussai les sourcils. Un pari ? Avec lui ? Qu’est-ce que c’était que ça encore… ? Malgré tout, je dois avouer que j’étais intriguée, il avait piqué ma curiosité - ce qui n’était pas difficile à faire -, il dut s’en rendre compte car il me lâcha, je croisai les bras sur ma poitrine.

- « Je vais te donner, disons… Oh allez, comme je ne suis pas quelqu’un de facile, je te donne un trimestre entier pour me rendre « meilleur » selon tes propres critères. Si tu parviens à tes fins, je promettrai solennellement à la fin du bal de Noël de ne plus m’en prendre aux boursiers, et… Tiens ! Relevons encore la mise, je m’excuserai publiquement et remercierai allégrement la splendide Xue Feng, leader des Against. Mais si au terme de notre marché tu n’as pas réussi à me faire changer une infime partie de moi, alors les poursuites continueront de plus belle et tu seras obligée de dissoudre les Against »

Bon, voilà, il avait réussi à me mettre le doute. C’était une bonne idée peut-être… mais il s’agissait quand même de Ki Hyung, et je n’allais pas me laisser berner. Si j’avais en face de moi quelqu’un d’aussi droit et honnête que… mon meilleur ami, par exemple… j’aurais sauté sur l’occasion, mais attendez ! C’était de Ki Hyung qu’on parlait, là ! Le Leader des High Five, celui qui avait monté cette condamnation envers les boursiers !

- « Alors ? Marché conclu ? Je suis vraiment curieux de voir comme toi seule pourrait parvenir à transformer la vision imposée par toute une vie. »

Ouais, il me connaissait bien mal. J’étais déterminée, et très convaincante, je savais que je pouvais lui faire changer d’avis… mais je n’étais pas prête à me plier à ses conditions, ça aurait été trop facile. Je me mis à rire.

« Attends, t’emballes pas… ça supposerait que je dois te faire confiance… et ça, mon chou, c’est pas près d’arriver ! Tu n’es absolument pas honnête ni de bonne foi ! Ce serait facile pour toi de me supporter pendant trois mois en me faisant croire que tu m’écoutes pour finalement dire ‘hey ! Non, mais je pense toujours que les boursiers n’ont pas le droit d’être ici ! C’est mort pour toi, tu dissous ton groupe et tu endures !!’, tu me prends pour qui ? »

Je n’étais pas aussi bête que ça tout de même. Est-ce que je devais mettre mon groupe en péril aussi rapidement juste parce qu’il avait décidé qu’il voulait faire un pari sur ma capacité de persuasion ?

« Tu permets que je te donne mes conditions d’acceptation ? Tu m’as demandé une seconde chance tout à l’heure… je te l’accorde, parce que je suis bonne joueuse. Mais j’ai droit à un délai de rétractation, si dans trois semaines je vois que tu ne joues pas le jeu, que tu n’es pas sincère avec moi, j’annule le pari sans aucun risque pour le Against. »

J’estimai n’avoir jamais rien fait qui puisse lui permettre de douter de ma bonne foi, contrairement à lui et aux élitistes. Mais ça ne voulait pas dire que je n’étais pas une négociatrice redoutable, même mon beau-père louait mes compétences dans ce domaine… elles m’avaient permis d’avoir ma voiture, entre autres…

« Et je m’engage à n’annuler le pari que sous ce prétexte. Les autres Against ne sauront rien de cette histoire, et je t’interdis de le dire à tes toutous… »

J’avais peur que les autres m’en veuillent de faire ça, mais j’estimais que c’était une bonne idée malgré tout… du moins, à condition que je vois qu’il me prenait au sérieux.
Je me rapprochai pour n'être plus qu'à quelques petits centimètres de lui, et je lui décochai un sourire provocateur.

« Autrement dit, c’est entre toi et moi… »

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High Five - Leader

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Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Lun 28 Mai - 12:52

Mon chou… C’était tout bonnement insupportable. Ça lui rappelait les surnoms ridicules que se donnaient les « BFF » des beaux quartiers entre elles, et vu sous cet angle, le jeune homme dû se contenir de bien belle façon afin de ne pas exploser.
Elle lui envoya une gifle verbale en lui disant qu’il n’était ni honnête, ni de bonne foi. Il sourit intérieurement : c’est qu’elle était loin d’être bête cette petite peste. Il avait usé d’un stratagème psychologique maintes fois utilisés dans le monde des affaires : il avait commencé en lui promettant une magnifique récompense en gage de sa victoire. De ce fait, quoi qu’il ait pu proposer dans le cas contraire, l’autre partie était dans le doute, et acceptait généralement très vite l’offre.

Or, Xue Feng se montra moins stupide que ce à quoi il s’attendait. Bien peu désireuse de perdre les fruits de sa dure révolte en quelques semaines, elle lui imposa un délai de rétractation de trois semaines. Le High Five tiqua. Trois semaines c’était beaucoup. Pourtant lorsqu’elle lui annonça qu’en bonne joueuse elle lui offrait sa dernière chance, il ne manqua pas de la saisir.

Enfin, elle lui fit savoir qu’elle ne dirait rien de cette histoire aux Against, et qu’en retour il devrait suivre cet exemple.
Un sourire provocateur vint naître à la commissure de ses lèvres.

- « Autrement dit, c’est entre toi et moi… »

Il ne dit rien, se concentrant sur les nouvelles closes de leur contrat. Le pari semblait honnête à première vue, pourtant quelque chose l’ennuyait. Tel qu’il voyait les choses, il devrait passer les trois prochaines semaines plus proche d’elle que jamais dans le but de lui montrer ce qu’il lui restait d’honnêteté, mais rien ne lui garantissait à lui que malgré sa sincérité, au terme de ces trois semaines, la jeune femme ne fasse pas mine de ne pas le croire pour annuler leur arrangement.


- « Très bien Xue Feng, tes conditions sont les miennes. Par contre, une question me brûle les lèvres : grâce à tes petites conditions tu as ma parole que je jouerai le jeu jusqu’au bout et que tout ceci restera entre toi et moi. Mais de ton côté, qu’as-tu à m’offrir en gage de ton honnêteté ? Après tout, rien ne t’empêche de me malmener trois semaines à ta guise puis de te rétracter à la dernière minute afin que ton petit groupe ne soit pas touché. »

Elle fronça les sourcils. Il savait que remettre en doute sa propre sincérité l’énerverai. Xue Feng était la sainte Vierge réincarnée dans cette école en termes de justice, il n’y avait donc clairement rien à craindre à première vue. Pourtant, Ki Hyung ne perdit pas à l’esprit qu’elle était avant tout la punaise qui s’opposait constamment à lui. Elle le détestait au possible, et, il en était bien conscient, elle lui aurait crevé les yeux de ses ongles manucurés si elle n’avait pas été si « digne ».

- « Oh et puis nous verrons bien. Puisque nous sommes seuls dans cette affaire, il va falloir se faire confiance, autant commencer le plus tôt possible. Mais je te préviens, n’essaie pas de me prendre en traître car si tu annules ce pari sans raison valable tu n’auras qu’à t’en prendre qu’à toi-même pour ce qui sera des répercutions. »

Passant sa main à l’arrière de son jean tout en continuant de la fixer des yeux, le jeune homme en tira son portefeuille, l’ouvrit, et en sortit deux petites carte plastifiée à son nom. L’une était sa carte de visite personnelle, qui lui tendit en premier, l’autre, une petite carte argentée indiquant les informations d’un bar lunge nommé le Velvet.

- « Tu as toutes mes coordonnées là-dessus, adresse, fixe, et portable. N’appelle pas chez moi après 20h sauf en cas d’extrême urgence. Si éventuellement tu ne pouvais me joindre par cette carte, contact ce bar et demande à ce que l’on te mette en liaison avec le premier étage. Je laisserai ton nom au patron pour qu’il transfert l’appelle. »


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Against - Leader

○ Feat. : Rainie Yang
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Message Sujet : Re: Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.
Lun 28 Mai - 17:57

Je ne savais pas exactement comment j’allais cacher ça à Zhen Juan, j’avais quelques difficultés avec les secrets, surtout quand j’étais assez contente de ce qui se passait. D’accord, je m’exposai à me faire flouer royalement par ce type, ce que je craignais énormément, mais je n’étais pas assez réfléchi pour ne pas accepter une telle opportunité.

- « Très bien Xue Feng, tes conditions sont les miennes. Par contre, une question me brûle les lèvres : grâce à tes petites conditions tu as ma parole que je jouerai le jeu jusqu’au bout et que tout ceci restera entre toi et moi. Mais de ton côté, qu’as-tu à m’offrir en gage de ton honnêteté ? Après tout, rien ne t’empêche de me malmener trois semaines à ta guise puis de te rétracter à la dernière minute afin que ton petit groupe ne soit pas touché. »

Je fronçai les sourcils. Non mais c’était pas possible ! Est-ce que je ne venais pas de lui dire que je serais loyale et honnête ? Ah ! Jusqu’à présent je n’avais jamais rien fait qui puisse nuire à la réputation de femme franche et juste que je m’étais forgée, comment osait-il douter de moi ? Il n’y avait bien qu’un type comme lui pour être aussi méfiant avec tout le monde. Je me demandais, d’ailleurs, si ses amis avaient vraiment sa confiance ? Est-ce qu’ils se faisaient confiance entre eux tout simplement… ils n’étaient peut-être pas aussi soudés que nous finalement.
Bref, même si je le détestais, je ne faisais pas passer mes sentiments et ressentis avant mes principes. Mes principes étaient tout pour moi. Ça, aussi, il devrait l’apprendre.

- « Oh et puis nous verrons bien. Puisque nous sommes seuls dans cette affaire, il va falloir se faire confiance, autant commencer le plus tôt possible. Mais je te préviens, n’essaie pas de me prendre en traître car si tu annules ce pari sans raison valable tu n’auras qu’à t’en prendre qu’à toi-même pour ce qui sera des répercutions. »

… je le haïssais… Mais il allait falloir que je sois plus fine que lui. Il était néanmoins hors de question que je me laisse mener à la baguette ou que je calme mes ardeurs, il ne savait définitivement pas à qui il avait affaire.
Je le vis mettre sa main dans sa poche arrière et il en sortit son portefeuille… duquel il sortit deux petites cartes. J’arquai un sourcil, non, il jouait à l’homme d’affaire en plus ?

- « Tu as toutes mes coordonnées là-dessus, adresse, fixe, et portable. N’appelle pas chez moi après 20h sauf en cas d’extrême urgence. Si éventuellement tu ne pouvais me joindre par cette carte, contacte ce bar et demande à ce que l’on te mette en liaison avec le premier étage. Je laisserai ton nom au patron pour qu’il transfert l’appel. »

Je pris les cartes, sans même y jeter un œil et, toujours dans la provocation, je les glissai dans mon soutien-gorge. Non mais il pensait que j’allais le harceler ? Je n’allais pas appeler chez lui ! Son portable ça suffisait ! Oh il possédait un bar en ville en plus ? Dans le genre prétentieux, on ne faisait pas mieux… et si ce n’était pas le cas, j’aurais été curieuse de voir à quoi pouvait ressembler la catégorie supérieure.

« Merci. Compte sur moi… »

Je tournai les talons. Je n’avais plus envie de me reposer, pas ici en tout cas. Et ce pari allait me prendre la tête pour le restant de la journée, je le sentais. Il allait falloir que je trouve à m’occuper l’esprit.
Je me retournai soudainement vers Ki Hyung, qui n’avait pas bougé.

« Je t’apprendrais à avoir confiance en moi. Je t’apprendrais qu’on peut n’avoir pas de responsabilité comme les tiennes mais savoir prendre sur soi le destin des autres, sans rien attendre en échange. »

Je lui adressai un sourire, le premier sourire doux et sincère que je ne lui avais jamais offert, et repartis en direction de la résidence. J’espérais avoir assez de force pour passer du temps avec lui sans lui sauter à la gorge… j’espérais qu’il ferait des efforts pour que ce pari ne soit pas complètement insupportable pour l’un comme pour l’autre… … bon, je devais admettre qu'il avait raison, nous allions devoir apprendre avant tout à nous faire un minimum confiance mutuellement, et ça valait également pour moi.



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Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre.

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