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 Mais laissez-moi tranquille à la fin !

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Boursier

○ Feat. : Takeru [SuG]

Message Sujet : Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Dim 17 Juin - 16:53

Kyo Miyake & Jun Hashiba

Piscine de Jing Ying ; le 12 octobre 2011 à 17h35


Les cours s’étaient terminés une bonne demi-heure auparavant, et Jun avait décidé de profiter du temps qu’il avait avant de se mettre à ses devoirs, déjà bien avancés, pour faire un tour dans les jardins de l’université, emmenant avec lui son calepin et un crayon. Il s’était installé sur l’un des bancs pour dessiner tranquillement. L’air était encore doux et le silence régnait, c’était agréable et Jun se perdit rapidement dans ses pensées.

La journée avait été calme pour une fois, et ça ne lui faisait pas de mal, il en avait marre des élitistes qui venaient le voir en lui lançant des regards en biais, quand ils n’en profitaient pas, évidemment, pour s’en prendre à lui de façon plus musclée, ce qui arrivait assez souvent… trop souvent au goût du garçon. Il n’était pas vraiment habitué à devoir fuir, c’était la première fois que des gens le détestaient avec autant de virulence… et tout ça parce qu’il était ici grâce à une bourse, c’était n’importe quoi, et il était à deux doigts de commencer à détester ces fils de bourges. Tout ça le minait, mais il n’y pouvait rien, et il était absolument hors de question qu’il abandonne ses études à cause d’eux, ni même qu’il se montre faible devant eux.

Absorbé par ses réflexions, Jun n’entendit pas les voix qui s’approchaient de lui et qui appartenaient à trois élitistes que Jun avait déjà croisés plus d’une fois. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’ils se rendent compte de la présence de Jun, tranquillement assis sur son banc à dessiner.
A défaut de les avoir entendu, l’instinct de Jun repéra la menace et le jeune homme releva les yeux au moment pile où l’un des trois le regardait. Il se figea, incapable, pendant plusieurs secondes, de faire un seul mouvement. Alors, lentement, comme si la vitesse de ses gestes était déterminante, il referma son calepin et y rattacha son crayon.

« On peut savoir ce que tu fais ici !? lança l’étudiant qui le fixait.
- La même chose que vous, je profite de mon temps libre, répondit Jun d’une voix qu’il espérait assurée.
- Dégage de là ! On veut s’asseoir !
- Il n’y a pas d’autres bancs peut-être ? »

Jun ne savait pas vraiment d’où lui venait pareille verve mais il n’avait pas envie de se laisser faire… comme toujours, même si ça ne lui apportait jamais rien de bon, il n’obéissait pas à ces abrutis.

« Celui-là, c’est notre banc ! Alors dégage si tu veux pas qu’on te fasse regretter d’être né.
- Arrêtez, vous me faites peur… »

Son ton presque las cacha parfaitement à quel point cette phrase était vraie, évidemment qu’il avait peur… il n’était pas encore maso et n’aimait pas se faire taper dessus. L’un d’eux s’approcha, l’attrapa par le col de son t-shirt et le leva brusquement avant de le jeter par terre. Ses mains, crispées sur son calepin, s’éraflèrent sur le gravier, des pas se rapprochèrent de nouveau de lui et il reçut un coup dans le dos. Reprenant ses esprits, il se releva, fit tomber l’idiot qui l’avait frappé et se mit à courir. Cette fois, il n’allait pas y couper, il allait se faire taper dessus par les trois élitistes… mais il n’allait pas attendre gentiment que ça se passe.
Rapidement, il sortit du jardin pour retourner dans la résidence, après tout s’il réussissait à retourner dans sa chambre, il serait tranquille au moins pour la soirée. Malheureusement, il s’était fait devancer et l’un des trois l’attendait déjà devant l’entrée, il dut donc changer de direction alors que les deux autres lui couraient toujours après.

S’il avait su qu’ils auraient été là, il aurait trouvé un autre endroit où s’installait… mais si ça continuait, il n’aurait bientôt plus aucun endroit où il pourrait être tranquille pour dessiner… il allait devoir faire quelque chose pour que ça n’arrive pas.

Alors qu’il courait toujours aussi vite qu’il pouvait, il se buta dans quelqu’un qui attendait gentiment en plein milieu du chemin… ce n’est que quand on lui arracha son calepin des mains que Jun comprit qu’il venait de tomber sur l’un des trois. Il n’avait décidément pas de chance, comment il avait fait pour être là avant lui celui-là, hein !? Jun lui sauta dessus pour récupérer son bien avant qu’il ne se mette à le feuilleter, il devait le reprendre avant que ce con ne les abîme.

« T’as l’air d’y tenir à tes croûtes, morveux !
- Rends-le-moi !! »

Des bras l’emprisonnèrent alors que les trois étudiants éclataient de rire d’avoir réussi à attraper Jun. Néanmoins il se débattit et, sans trop savoir comment, il réussit à se défaire de l’emprise de son opposant puis, donnant un coup bien placé à celui qui tenait son calepin, il récupéra ce dernier et fila dans le bâtiment le plus proche.
Il passa quelques portes avant qu’une forte odeur de chlore ne le fasse s’arrêter net. Il s’était rendu à la piscine de l’université, qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ? Il voulut faire demi-tour mais les trois étudiants arrivaient déjà, il courut donc se cacher sous les gradins. Il se maudissait, il s’était piégé tout seul… à croire qu’il n’avait pas un instinct de survie aussi performant qu’il le pensait.

Les voix des étudiants retentissaient et résonnaient dans la grande salle, se rapprochant dangereusement de Jun qui continuait d’avancer pour se mettre le plus à l’abri possible, et tant pis s’il devait rester là toute la nuit… Mais soudainement, une main se saisit de sa cheville et le tira hors des gradins, on lui reprit de nouveau son calepin alors que les deux autres l’attrapaient pour l’empêcher de s’échapper à nouveau.

« Ouah ! Mais c’est que tu dessines bien pour un mendiant !
- N’y touchez pas…
- Ce serait bête que tout ce travail tombe à l’eau, non ? »

Il recommença à se débattre pour sauver ses dessins mais les bras se resserrèrent.

« Arrête de bouger et je vais y réfléchir… »

Contraint par la peur, Jun obéit, pensant naïvement qu’on allait enfin lui rendre son précieux calepin. Mais un sourire sadique prit place sur les lèvres de l’élitiste qui, lentement, commença à arracher l’une des pages sous les protestations de Jun. Il en arracha une deuxième, puis une troisième, les envoyant dans l’eau les unes après les autres. Ils éclatèrent tous les trois de rire.

« Oups ! Qu’est-ce que je suis maladroit…
- Tu vas me le payer !!
- Mais non, calme-toi, tu vas aller le récupérer tes dessins… »

Sans plus attendre, les deux garçons hilares l’attrapèrent par le tissu de son t-shirt et, prenant de l’élan, le balancèrent dans la piscine.

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Dernière édition par Jun Hashiba le Mer 20 Juin - 0:14, édité 1 fois
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Étudiant

○ Feat. : Kazuya Kamenashi

Message Sujet : Re: Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Lun 18 Juin - 5:22

Une journée des plus banales s'annonçait. Kyo s'était levé avant son colocataire, afin d'arriver tôt à la bibliothèque. En effet, la veille le responsable l'avait prévenu que l'ouvrage qu'il avait demandé arriverait le lendemain. Kyo attendait ce livre depuis longtemps et c'est avec une joie de petit enfant qu'il alla gaiement chercher son bien. Ne pouvant contenir son excitation, il s'installa dans l'enceinte de la bibliothèque dès l'ouverture après l'avoir reçu. Studieux comme toujours, il commença à le feuilleter tout en prenant des notes qui lui semblaient nécessaires. Tellement absorbé par ce qu'il étudiait, il ne se rendit pas compte que les heures avaient si vite défilé. Ce ne fut que lorsque son estomac gronda qu'il s'en aperçut. Il jeta un coup d’œil rapide vers la grande horloge murale pour voir qu'il était bel et bien l'heure de déjeuner. N'aimant pas s'interrompre quand son cerveau était branché sur « boulot », il se contenta d'acheter un sandwich à la cafétéria et rentra au dortoir. Lorsqu'il pénétra dans sa chambre il fut ravi de constater que la pièce était vide. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas son colocataire. Jun était quelqu'un de sympathique et assidu dans ses études, mais il était quelque peu bruyant, et c'était cet aspect-là du garçon qui le dérangeait. Kyo aimait être au calme pour pouvoir étudier tranquillement mais avec Jun dans les parages il était souvent bien difficile d'obtenir un peu de silence. Cependant, on ne pouvait pas nier qu'une certaine amitié était née entre eux. Même si cela le dérangeait quand il désirait se concentrer, dans les moments de détente il appréciait la joie de vivre et le côté extraverti du garçon. Disons que lorsque Kyo n'avait pas à étudier, Jun était une bonne source de divertissement. On pouvait même dire que jusqu'à maintenant, il était le seul vrai ami que Kyo s'était fait dans cette académie.

Profitant du calme de leur chambre, Kyo désirait vite reprendre son étude là où il l'avait laissée, avant que le bruyant petit clown ne rentre. Il avait consacré encore deux heures à cet ouvrage. Malgré tout l'intérêt qu'il y portait, le jeune homme devait néanmoins reconnaître que son cerveau commençait à saturer. Il chercha quelque chose à faire afin de s'aérer à la tête et il finit par opter pour un peu de sport. Il se rendit à la piscine de l'Académie en espérant qu'elle ne serait pas trop bondée en cette fin d'après-midi afin de pouvoir y faire quelques longueurs. Après avoir enfilé son short de bains dans les vestiaires, il se dirigea vers la grande salle, une serviette sur l'épaule. Il fut heureux de s'apercevoir que bien peu de voix y résonnaient, cela voulait dire qu'il n'y aurait pas foule. Lorsqu'il arriva enfin dans la salle du grand bassin il fut confronté à une scène à laquelle il ne s'entendait pas. Il n'y avait aucun étudiant dans la piscine. Les seules personnes présentes se trouvaient au bord du bassin mais n'étaient pas en tenue. Intrigué, Kyo s'avança pour voir un peu mieux de quoi il retournait. Il vit alors son ami Jun aux prises avec des élitistes. Deux d'entre eux le tenaient fermement tandis qu'un autre lui avait pris son carnet à croquis et venait d'en déchirer plusieurs feuilles sous ses yeux. Kyo se rendit compte à ce moment-là que jamais il n'avait demandé à Jun s'il rencontrait des problèmes vu son statut de boursier. Le garçon affichant toujours une bonne humeur, Kyo avait pensé qu'il avait réussi à échapper à la maltraitance. Jamais il ne se serait imaginé que son ami pouvait faire partie des victimes de ces brutes. Peut-être n'avait-il jamais rencontré de problèmes jusqu'à aujourd'hui et que c'était la première fois... Oui ce devait être ça, sinon Jun lui en aurait sûrement parlé. De toute façon, assez réfléchi ! Il aurait bien le temps de se poser toutes les questions qu'il voudrait plus tard, pour le moment l'important était d'aller secourir son ami. Mais alors qu'il s'avançait pour leur faire remarquer sa présence, ils s'emparèrent de Jun et le jetèrent à l'eau. Restant figé quelques secondes par l'effet de surprise, ce geste le mit immédiatement dans une colère noire. Une colère amplifiée par les rires moqueurs des trois abrutis. Kyo bondit sur le premier à sa portée et lui adressa une droite magistrale. Il attrapa les deux autres à qui il fit subir le même sort. Tous trois à terre, ils allaient se relever pour donner une bonne correction au trouble-fête. Sur le point de bondir sur lui ils s'arrêtèrent net lorsqu'ils virent le regard sombre de Kyo leur lancer des éclairs foudroyants. Ravalant leur frustration, ils ne purent s'empêcher de pester entre leurs dents. L'un d'entre eux finit par dire d'un ton qui laissait transparaître une certaine rancune...

« Encore toi ? »
« Eh oui, encore moi. Ça vous pose un problème bande d'enfoirés ? »
« Fais gaffe à ce que tu dis Miyake, sinon... »
« Sinon quoi ? »
l'interrompit Kyo.
« Pfff... Je sais vraiment pas ce qui se passe dans la tête du Leader, mais attends un peu qu'il change d'avis. Ce jour-là on sera là pour t’accueillir. »


Sur cette phrase, les trois élitistes tournèrent les talons et sortirent de la salle. Kyo ne voulait pas prendre le risque de les énerver davantage. S'ils avaient voulu chercher la bagarre il se serait sans doute pris une bonne raclée. Il faut dire qu'à trois contre un le match était joué d'avance, et ce n'était pas en sa faveur. Heureusement pour lui que ces toutous respectaient avec une confiance aveugle les ordres de l'autre tyran de Ki Hyung Kim. Kyo se tourna alors vers le bassin où Jun s'était accroché au bord, attendant silencieusement la fin des hostilités. Il lui tendit la main afin de l'aider à sortir. Une fois en dehors de l'eau, Jun se laissa aussitôt retomber sur le sol. Assis les jambes croisées, il regardait d'un air penaud les quelques feuilles arrachées qui flottaient à la surface de l'eau. Kyo se sentait extrêmement mal pour son ami. Il savait à quel point ces croquis étaient importants pour Jun. Il n'en avait jamais rien dit, mais Kyo avait remarqué qu'il passait beaucoup de temps à dessiner lorsqu'ils étaient tous les deux en même temps dans la chambre. C'étaient les seuls instants où le clown était suffisamment calme pour qu'il puisse étudier sans être dérangé. Ne sachant pas quoi dire ni quoi faire pour essayer de consoler son ami, il se contenta dans un premier temps de lui donner sa serviette. Accroupi devant lui, il la lui tendait sans pouvoir cacher son regard attristé. C'était la première fois qu'il voyait ce garçon, d’habitude si bout en train, aussi abattu. Cette serviette ne serait sûrement pas d'un grand secours face à sa détresse mais au moins elle lui permettrait de se sécher un peu. Jun n'ayant pas remarqué tout de suite son geste, Kyo lui demanda alors, dans l'espoir qu'il tourne son regard vers lui...

« Jun... Ca va ? »

Question somme toute idiote. Ça se voyait clairement que ça n'allait pas. Mais que pouvait-il bien dire d'autre dans un moment pareil ? Kyo aurait aimé être doué pour consoler les gens mais malheureusement ce n'était pas le cas. Il était toujours mal à l'aise face aux larmes et à la tristesse.
Mais, enfin Jun tourna le regard vers son colocataire qui attendait avec appréhension une petite réaction de sa part.
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Boursier

○ Feat. : Takeru [SuG]

Message Sujet : Re: Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Lun 18 Juin - 10:40

Jun se débattit rapidement pour remonter à la surface de l’eau, l’esprit engourdi par le choc, il n’aurait pas pensé qu’ils iraient jusque là… Jun était décidément trop naïf de croire que des types pareils pouvaient avoir la moindre limite dans leurs maltraitances.
A peine eut-il atteint la surface que des bruits de coups attirèrent son attention sur le bord de la piscine, il s’était attendu à entendre encore d’autres rires blessant, mais tout ce qui était blessant pour l’instant c’était les coups que ces abrutis recevaient. Jun reconnut rapidement son défenseur, mais une telle violence venant du jeune homme l’étonna. Il savait déjà que Kyo aidait certains boursiers qui se faisaient maltraités, mais Jun ne l’avait jamais vu faire, il n’avait jamais non plus osé lui parler de ce qu’il subissait, il s’en serait voulu d’attirer des ennuis à son colocataire et ami.

Pourtant, voir Kyo se dresser contre les élitistes pour le protéger lui faisait chaud au cœur, personne ne prenait sa défense habituellement et rares étaient les fois où des membres de Against étaient dans les parages quand les élitistes s’en prenaient à lui. Mais Jun ne se plaignait jamais, il ne savait, de toute façon, pas trop à quoi cela servirait… il était une cible facile, même s’il faisait tout pour se défendre lui-même et cacher sa faiblesse, il n’en sortait jamais indemne… mais c’était toujours mieux que de supplier ces abrutis d’arrêter, ou d’accepter d’abandonner.

Il revint lentement vers le bord alors que Kyo et les élitistes se criaient dessus, mais ça ne dura pas plus d’une minute. Jun était bluffé, ils partaient si facilement, sans même protester, ou du moins, pas bien vigoureusement, ils avaient simplement menacé Kyo, ce qui ne faisait visiblement ni chaud ni froid au jeune homme.
Kyo se retourna finalement vers Jun et s’approcha pour lui tendre une main secourable que Jun s’empressa d’attraper. Il ne fit pas trois pas que ses jambes le lâchèrent, il les croisa doucement et laissa son regard se reposer sur l’eau de la piscine où quelques feuilles flottaient. Le petit cœur de Jun se serra, ses dessins… les larmes lui montèrent aux yeux, il fut alors bien content d’être trempé, que ses cheveux laissent des gouttes glisser sur son visage, ainsi peut-être que Kyo ne remarquera pas qu’il pleurait. Il se fichait de se faire taper dessus, il endurait, tant que ce à quoi il tenait le plus n’était pas menacé, il pouvait supporter. Mais cette fois, c’en était trop, et il en tremblait de ne pas avoir réussi à protéger ses précieux dessins.

« Jun... Ca va ? »

La voix de Kyo ramena Jun à la réalité et, en fait, la proximité de sa voix le surprit car il ne l’avait même pas vu, ni entendu, s’approcher de lui. Il rendit même seulement compte que le jeune homme lui offrait gentiment sa serviette de bain. Il tendit l’une de ses petites mains pour se saisirent du tissu alors que ses épaules tressautaient.

« O-oui, merci… »

Sa voix tremblait tellement que ses larmes en devenaient flagrantes, il mit alors la serviette sur sa tête pour cacher son visage et il passa ses mains sur ses joues. Il ne voulait pas que son colocataire le voit dans cet état, il ne s’était jamais laissé aller devant qui que ce soit depuis qu’il était ici, et il n’aimait tout simplement pas ça. Il avait peur qu’on lui dise que c’était mieux de partir que de se faire maltraiter, mais il travaillait tellement dur, et il voulait que ses parents soient fiers de lui… s’il baissait les bras, c’était avouer qu’il ne méritait pas leur confiance et leurs encouragements.

« J’ai l’habitude, ne t’en fais pas… »

C’était tout ce qu’il avait trouvé pour essayer de rassurer Kyo… et pour lui ça prouvait qu’il pouvait s’en remettre, comme toujours… même s’ils avaient anéantis certains de ses dessins, il ne s’était pas fait taper pour une fois, et habituellement il encaissait plus de chocs que ça.
Il souffla doucement, pour essayer de se reprendre, il ne pouvait pas se cacher sous cette serviette indéfiniment… cela dit il aurait bien aimé que ça puisse le cacher de tout, il voulait se faire oublier un peu.

Finalement, il tira sur la serviette mais ses yeux ne se posèrent qu’une seule seconde sur le visage de son colocataire avant qu’il ne les détourne de nouveau. Il sentit son cœur avoir un léger dératé. Kyo semblait inquiet pour lui, Jun n’aurait jamais pensé pouvoir être à l’origine d’une telle expression. Ils étaient amis, mais Jun se rendait compte que, bien souvent, son tempérament était un peu trop vif pour Kyo qui était beaucoup plus calme et posé… alors il ne s’imaginait pas qu’il puisse tenir à lui suffisamment pour s’inquiéter.

« Je suis désolé… de t’avoir impliqué là-dedans Kyo… »

A vrai dire, s’il avait pensé que Kyo était susceptible de venir à la piscine, il ne se serait pas approché du complexe de l’université. Surtout que, visiblement, les élitistes semblaient avoir une dent contre Kyo, et pas seulement parce qu’il aidait les boursiers, ils étaient frustrés de ne pas pouvoir le remettre à sa place, et ça, n’importe qui pouvait s’en rendre compte… même Jun, donc c’était vraiment flagrant. Alors il s’en voulait que son colocataire ait dû venir à son secours, même s’il en était également soulagé, savoir qu’il pouvait compter sur Kyo le réconfortait un peu.

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Étudiant

○ Feat. : Kazuya Kamenashi

Message Sujet : Re: Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Lun 18 Juin - 22:47

Jun se saisit timidement de la serviette avant de lui répondre qu'il allait bien. C'était évident qu'il avait menti. Il l'avait sûrement fait dans le but de réconforter son ami mais Kyo voyait bien que des larmes commençaient à apparaître dans les yeux de son colocataire. Il s'empressa alors de mettre la serviette sur sa tête pour cacher son visage. Kyo cherchait quoi dire pour essayer de ranimer la flamme de la bonne humeur dans le cœur de son ami mais il ne put que rester silencieux. Il se gifla intérieurement. Pourquoi ne faisait-il pas partie de cette catégorie de personnes qui trouvent toujours les mots justes dans les situations délicates ? A ce moment précis, il s'en voulait vraiment de ne pas avoir cette qualité. Même s'il savait que son ami pleurait il préférait faire comme s'il n'avait rien remarqué. Après tout Jun s'était caché le visage pour qu'on ne le voit pas verser des larmes, ça aurait été quelque peu impoli de lui montrer qu'il savait. Chaque homme avait sa fierté, et malgré toutes les excentricités du petit clown qu'il était, il restait un homme. Jun tenta de le rassurer en lui disant qu'il avait l'habitude de ce genre de traitement. En quoi cette information était-elle censée le rassurer ? Son ami se faisait donc battre depuis la rentrée et il n'avait absolument rien remarqué. Toujours accroupi, il serra les poings pour contenir la colère contre lui-même qui commençait à apparaître. Comment avait-il fait pour ne rien voir ? Jun devait être un sacré bon acteur pour toujours se montrer souriant malgré toutes les difficultés qu'il devait enduré. Ou bien il avait un moral très endurci. Dans les deux cas Kyo ne pouvait accepter l'idée que son ami soit l'une des victimes préférées des élitistes. Il faut bien reconnaître qu'avec sa petite taille, son visage efféminé et ses exubérances, le garçon était une cible idéale pour servir « d'amusement » à ces enfoirés.

Les larmes avaient dû lui passer car Jun se décida enfin à ôter cette serviette de sa tête. Leurs regards se croisèrent mais Jun détourna immédiatement les yeux. Ca n'allait toujours pas mieux on dirait. Kyo ne savait vraiment pas quoi faire dans ce genre de situation à part rester silencieux, ce qui n'aidait pas forcément les gens. Son ami finit par lui présenter des excuses. Il était désolé de l'avoir impliqué dans ses histoires. Mais pourquoi s'excusait-il ? Kyo ne comprenait pas. Il n'avait aucune raison de lui demander pardon. C'était Jun la victime. Il était donc normal qu'il lui porte secours, à lui qui était son ami plus qu'à quiconque dans cette académie. Las de voir le clown aussi peu enjoué, il se saisit de la serviette et commença à sécher vigoureusement les cheveux de son colocataire, un peu comme pour lui remettre les idées en place et le faire réagir. Après quelques quelques secondes il calma son rythme tout en continuant de lui sécher les cheveux. Il finit par lui dire...

« Idiot... Pourquoi tu m'as pas dit que les élitistes t'avaient pris pour cible ? Tu sais pourtant que je défends les boursiers contre ces enfoirés. »

Sa voix n'avait pu cacher une certaine déception. Kyo pensait qu'ils étaient suffisamment amis pour qu'il lui fasse ce genre de confidence. D'un autre côté, il ne pouvait pas non plus réellement lui en vouloir, ce n'était sûrement pas quelque chose de facile à avouer. Il s'arrêta de lui sécher les cheveux mais garda les mains posées sur sa tête.

« Tu sais, y a pas de mal à reconnaître qu'on a besoin d'aide parfois. Je t'ai déjà donné mon numéro de téléphone non ? Donc à partir de maintenant, si tu te fais embêter tu m'appelles ok ? Il est hors de question que mon ami devienne une de leurs victimes. »

Kyo se releva alors, laissant la serviette sur la tête de Jun qui n'avait pas dit un mot. Puis il plongea dans la piscine. Un à un, il ramena délicatement les dessins qui flottaient à la surface de l'eau, en faisant bien attention de ne pas les déchirer. Il les déposa à plat au bord du bassin. L'encre et les couleurs avaient un peu bavé, rendant les dessins légèrement flous. Kyo aimait l'art et comme tout bon architecte, il aimait lui aussi le dessin. C'était la première fois qu'il voyait les œuvres de Jun. Malgré l'eau qui les avait abîmées, Kyo put tout de même se rendre compte du talent de son ami. Les dessins étaient vraiment bons. Quel gâchis de les avoir ainsi maltraités. Accroupi face aux feuilles qu'il venait de déposer, il ne put en détacher son regard pendant plusieurs longues secondes, analysant le moindre détail. Sous ses airs délurés, il n'aurait pas imaginé que Jun puisse être aussi doué. Mis devait-il vraiment en être étonné ? Après tout ils étaient à Jing Ying et Jun avait reçu une bourse d'études. Cela prouvait bien qu'il devait être doté d'un certain talent, sinon on ne le lui aurait jamais proposé une bourse dans une telle université. Néanmoins, Kyo était tout de même surpris. Tandis qu'il continuait d'observer les dessins, il ne put se retenir de sourire tout en disant à Jun...

« Dis donc, tu caches bien ton jeu. Ces trois abrutis ne doivent vraiment rien comprendre à l'art pour avoir oser abîmer tes dessins. T'es vraiment doué. »

Le talent de Kyo en dessin était reconnu par tous dans leur cursus d'architecture. On le félicitait à chaque œuvre qu'il montrait et on venait souvent lui demander des conseils. Malgré l'accident qu'ils avaient subis, Kyo pouvait facilement remarquer que ces dessins étaient les meilleurs qu'il avait vu parmi tous ceux que ses camarades étaient venus lui montrer. Il était ravi de savoir qu'il partageait sa chambre avec quelqu'un de presque aussi talentueux que lui. Finalement malgré leurs différences de caractère, ils pouvaient tout de même se trouver des points communs intéressants. Kyo finit par détacher ses yeux de ces feuilles pour finalement reporter son regard sur Jun. Il lui adressa son plus beau sourire dans l'espoir que cela redonnerait un peu de bonne humeur à son ami.
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Boursier

○ Feat. : Takeru [SuG]

Message Sujet : Re: Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Mar 19 Juin - 13:01

Les paroles de Jun n’avaient visiblement pas plu à Kyo, ce qui, en fait, pouvait facilement se comprendre. Mais Jun se méprit sur l’expression du visage de son colocataire et se demanda alors s’il lui en voulait autant qu’il s’en voulait.
Mais ses doutes n’eurent pas le temps de faire de dégâts, Jun sentit les mains de Kyo se poser sur sa tête et il commença à lui sécher les cheveux. Il releva les yeux vers le jeune homme qui semblait vraiment agacé. Un geste venant de sa part le surprenait néanmoins, certes ils étaient amis mais c’était surtout Jun qui était du genre tactile, ce qui amusait et ennuyait aussi Kyo, ça dépendait des moments. Après un instant, il calma ses gestes.

« Idiot... Pourquoi tu m'as pas dit que les élitistes t'avaient pris pour cible ? Tu sais pourtant que je défends les boursiers contre ces enfoirés. »

Jun baissa les yeux. Oui il savait qu’il aidait les boursiers… mais justement, il y avait tellement de gens maltraitaient dans cette université, Kyo ne pouvait pas être partout, et puisque Jun réussissait à s’en sortir tout seul, ou du moins à se persuader que tout ça n’était pas aussi grave qu’on pourrait le penser, ce n’était pas la peine d’ennuyer Kyo avec ces histoires. Les autres avaient peut-être plus besoin de lui après tout.

« Tu sais, y a pas de mal à reconnaître qu'on a besoin d'aide parfois. Je t'ai déjà donné mon numéro de téléphone non ? Donc à partir de maintenant, si tu te fais embêter tu m'appelles ok ? Il est hors de question que mon ami devienne une de leurs victimes. »

Jun haussa les sourcils, surpris par ses paroles, si bien qu’il ne répondit pas, il ne savait pas réellement quoi répondre d’ailleurs parce qu’il était persuadé que s’il disait quelque chose, ça ne calmerait de toute façon pas son ami. S’il n’avait rien dit, ce n’était pas particulièrement parce qu’il voulait cacher qu’il avait besoin d’aide, enfin, ça n’avait rien à voir avec son ego, Jun n’y avait même pas pensé d’ailleurs… il ne voulait juste pas que les gens changent de comportement avec lui parce que c’était une victime des élitistes, sinon il ne réussirait même pas à supporter ces intimidations.

Kyo se leva finalement et, avant que Jun ne dise quoi que ce soit, il plongea dans la piscine et ressortit peu de temps après avec les dessins de Jun dans les mains. Il les posa sur le sol et les regarda. Jun fit une petite moue, il avait toujours gardé ses dessins secrets, enfin ici en tout cas… Kyo était l’un des plus doué de leur cursus, ses dessins étaient superbes et Jun l’admirait, mais jamais il n’aurait pu, comme leurs camarades, aller voir Kyo pour savoir si ses dessins étaient corrects ou non, ou avoir des conseils. Pas qu’il se pense trop doué pour ça, bien au contraire, il n’avait seulement pas assez confiance en lui et avait peur que l’on se moque de lui si on voyait ses dessins. Mais Kyo ne fit pas mine de vouloir se moquer, tout au contraire, il regardait attentivement chaque feuille.

« Dis donc, tu caches bien ton jeu. Ces trois abrutis ne doivent vraiment rien comprendre à l'art pour avoir oser abîmer tes dessins. T'es vraiment doué. »

Les joues de Jun se mirent à rougir, il ne savait pas quoi répondre à ça, mais il était content que Kyo apprécie ses dessins, cela lui donnait une autre bonne raison de persister ici, non ? Si même quelqu’un d’aussi doué que son colocataire lui trouvait un quelconque talent, alors il ne subissait pas les maltraitances en vain.
Kyo releva les yeux vers le garçon et lui adressa un beau sourire. De nouveau, le cœur de Jun battit de travers et ses joues s’enflammèrent derechef. Il rebaissa vite les yeux et posa ses mains sur sa tête pour frictionner sa tignasse encore mouillée. Eh… pourquoi est-ce qu’il rougissait comme ça devant son colocataire ? Et pourquoi est-ce que son cœur réagissait aussi violemment ? Ce n’était quand même pas la première fois qu’il voyait Kyo sourire, ni non plus que Kyo était gentil avec lui, alors pourquoi tout à coup?

Se retenant de secouer la tête pour ne pas avoir l’air plus suspect, il se releva pour aller chercher son calepin qui avait glissé un peu plus loin et qui, par chance, n’était qu’à peine mouillé, mais la couverture avait protéger le reste des dessins à l’intérieur.

« Je te remercie, Kyo. Pour mes dessins… pour m’avoir protégé. Tu sais, c’est pas que j’ai pas confiance en toi ou ce genre de chose, c’est juste que… »

Il soupira doucement et retourna près de Kyo, serrant son calepin contre son torse. Comment dire ça sans passer pour un idiot… oh, il savait parfaitement que ses raisons étaient stupides, mais il avait juste toujours agi ainsi, même s’il était excentrique et déluré, il n’aimait pas faire d’histoires.

« Je me disais juste que c’était inutile d’en parler, qu’il valait mieux que tu te concentres sur tes études plus que de t’inquiéter pour moi… en plus de ça, j’ai bien vu qu’ils n’ont pas l’air d’apprécier que tu te mettes toujours en travers de leur chemin… t’es courageux, mais je m’en voudrais que tu aies des ennuis parce que tu m’as protégé. »

Jun n’était pas au courant de grand-chose, mais dès qu’il avait entendu mentionner le leader des High Five, il avait compris qu’il se passait quelque chose de particulier entre ce dernier et Kyo, et que les élitistes n’attendaient qu’une occasion pour se venger de Kyo.

« On est amis, alors tu veux me protéger… mais ça ne serait pas bien de ma part de ne pas essayer de faire de même pour toi, même si ma seule façon de le faire est de te cacher mes ennuis… »

Kyo était un élève brillant et il avait probablement un avenir tout tracé dans l’architecture. Jun était fier d’être son ami, alors il ne voulait pas être un boulet pour lui.

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Étudiant

○ Feat. : Kazuya Kamenashi

Message Sujet : Re: Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Mar 19 Juin - 15:16

Pensant lui faire plaisir avec son sourire il regretta vite en voyant la réaction de son ami. Dès qu'il croisa le regard de Kyo, il détourna aussitôt les yeux pour continuer à se sécher les cheveux. L'avait-il blessé par son sourire ? Peut-être que Jun avait cru qu'il se moquait de lui et qu'il ne le prenait pas au sérieux... Ce n'était pas du tout l'effet recherché. Que faire maintenant ? Kyo était vraiment ennuyé, il n'avait envie de se fâcher avec son colocataire. Puis Jun se releva pour aller chercher son calepin un peu plus loin. Il commença à parler pour le remercier. Alors il n'était pas fâché ? Ouf ! Tant mieux. Les relations conflictuelles n'étaient pas son truc non plus. En fait, on pouvait dire que Kyo ne savait pas du tout gérer les situations de crise. Jun continua en lui expliquant que ce n'était pas qu'il ne lui faisait pas confiance mais qu'il pensait que c'était mieux pour Kyo de ne rien lui dire afin qu'il se concentre sur ses études en priorité. Il voulait juste lui éviter les ennuis... Le jeune homme ne put faire autrement qu'être touché par les gentilles paroles de son ami. Qui ne l'aurait pas été ? Il pensait au bien de Kyo avant de penser au sien, il ne pouvait pas vraiment lui faire de reproches vis à vis de ça. Debout à côté de son colocataire qu'il dépassait d'une bonne tête, il avait bien compris que Jun préférait endurer les maltraitances, même si c'était douloureux, plutôt que d'impliquer d'autres personnes dans ses histoires. Kyo ne pouvait pas vraiment aller contre la volonté du petit clown. Il ne pouvait pas non plus l'obliger à accepter sa protection. Il se contenta juste de lui dire...

« Ecoute Jun, fais comme tu veux mais sache juste que c'est pas mon genre de laisser mes amis avoir des ennuis. Je peux pas te forcer à accepter ma protection, mais juste au cas où, tu sais que tu peux m'appeler si t'as besoin d'aide. Je ferai tout ce que je peux pour t'aider. Et si je vois de nouveau que tu te fais embêter par des élitistes, j'hésiterai pas à m'interposer encore une fois. »

Kyo remarqua le regard inquiet que lui lançait le petit clown. Même s'il avait bien compris le message c'était contre sa nature de ne pas aider ses amis, peu importe les ennuis qu'il pouvait s'attirer. Il n'avait jamais pu tolérer l'injustice, c'était comme ça. Et même si Jun se confortait dans l'idée de ne pas l'appeler au secours, il n'hésiterait pas une seule seconde à aller casser la figure à ses agresseurs. Rien que d'imaginer ces enfoirés tabasser le pauvre Jun sans défense... Raah, ça l'énervait. Ils étaient décidément bien lâches pour s'en prendre à un plus petit qu'eux, et toujours en nombre supérieur. Kyo était bien décidé à leur briser leur suprématie, il ne se laisserait jamais marcher sur les pieds. Et surtout pas par Ki Hyung Kim. Quand il repensait à l'autre soir au Velvet... Comment avait-il pu oser lui faire une telle proposition ? Ce mec n'avait vraiment pas toute sa tête. Afin d'essayer de rassurer Jun encore une fois, il tenta de lui expliquer sans pour autant tout lui révéler. Il avait déjà bien assez de soucis comme ça, loin de Kyo l'envie de lui en rajouter.

« Et puis, tu sais, ces abrutis, ils sont pas prêts de s'en prendre à moi. T'as sûrement déjà entendu parler de Ki Hyung Kim non ? Ce mec a eu la drôle d'idée de vouloir me protéger et à ordonner à tous les élitistes de me foutre la paix même si je défendais les boursiers. Va savoir à quoi il pense... Mais j'ai comme l'impression qu'il est pas prêt de ma lâcher avec ça, donc en attendant je crains rien. Et puis même s'il décidait d'arrêter, je les affronterai, je m'enfuirai pas. Quitte à me prendre une bonne raclée, ça me fait pas peur. »

Il avait dit sa dernière phrase sur un ton un peu amusé. Il jouait les courageux alors qu'en réalité il n'était pas rassuré plus que ça à l'idée de devoir affronter les élitistes si le Leader arrêtait de le protéger. Ils se pointeraient sans doute en grand nombre pour lui foutre une bonne correction alors que lui serait seul. Même si devant les élitistes il se montrait téméraire, une fois que l'adrénaline était redescendue il se sentait toujours effrayé et faisait tout pour ne pas croiser le chemin de ceux qu'il avait affronté les jours qui suivaient. Oui après ses coups d'éclat, Kyo faisait tout pour se faire oublier. Même si au final ça ne servait pas à grand chose étant donné qu'ils connaissaient tous son nom grâce à Ki Hyung Kim. Génial ! Ironie quand tu nous tient... Mais voyant que Jun avait enfin retrouvé un petit sourire, il ne put contenir le sien à son tour.

« Et puis de toutes façons, dans le pire des cas on aura des problèmes ensemble, c'est toujours mieux que tout seul non ? »

Son ami sembla approuver ce qu'il venait de dire. Il était heureux de voir qu'un peu de bonne humeur avait regagné le cœur de son colocataire. Kyo en avait presque oublié que Jun avait fait un beau plongeon dans la piscine, et ce n'était pas sa pauvre petite serviette qui allait être d'une grande aide. Les vêtements de Jun étaient complètement trempés. S'inquiétant pour la santé de son ami il proposa...

« On devrait peut-être rentrer au dortoir non ? Tu vas finir par attraper froid sinon... »
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Boursier

○ Feat. : Takeru [SuG]

Message Sujet : Re: Mais laissez-moi tranquille à la fin !
Mer 20 Juin - 0:12

Kyo n’avait décidément pas envie de laisser Jun aux mains des élitistes, même si cela inquiétait le garçon… cela dit, il savait pertinemment que Kyo n’était pas du genre à laisser quelqu’un se faire tabasser juste devant lui… c’était le genre de beaucoup de personnes dans cette université, mais sûrement pas de son colocataire. Si Jun ne l’avait pas eu lui, il se serait probablement retrouvé seul contre tout et n’importe quoi ici. Le savoir, au moins, prompt à le protéger, rendait les choses moins difficiles à voir pour les jours, semaines, mois à venir.

Ensuite, Kyo expliqua à Jun la situation avec le leader des High Five, Ki Hyung Kim, et en effet, Jun ne voyait pas non plus ce que pouvait avoir ce type dans la tête pour prendre sous son aile quelqu’un qui se battait contre lui. C’était un peu se tirer une balle dans le pied non ? Pourtant, il était réputé pour être plus qu’intelligent, il devait vraiment être très déterminé, pour se mettre en danger à ce point. Quoi qu’il en soit, quoi qu’il ait en tête, ça ne plaisait pas à tout le monde, même Kyo avait conscience que ça pouvait tourner du jour au lendemain et que ça ne pardonnerait pas. Et ça le faisait rire… ou du moins, il essayait. Jun échappa alors enfin un petit sourire, pas très enthousiaste, mais il essayait de comprendre celui de Kyo.

« Et puis de toutes façons, dans le pire des cas on aura des problèmes ensemble, c'est toujours mieux que tout seul non ? »

Le sourire de Jun s’agrandit doucement. Il n’avait pas vraiment tort, enfin ce n’était pas pour ça que Jun resterait avec Kyo, Jun attirait toujours les ennuis, Kyo était tranquille au moins le temps que Ki Hyung Kim trouve une autre personne à qui faire profiter sa protection et, d’après ce qu’il avait dit, ce n’était pas près d’arriver.

« On devrait peut-être rentrer au dortoir non ? Tu vas finir par attraper froid sinon... »

Jun haussa doucement les sourcils, c’est vrai qu’il était toujours trempé de la tête au pied… et qu’il n’avait pas particulièrement envie de garder ces vêtements le reste de la journée. Il hocha donc doucement la tête. Il reprit ses dessins pour les ramener avec lui, avec un peu de chance il pourra les faire sécher sans qu’ils ne soient trop abîmés.

Ils s’arrêtèrent au vestiaire, pour que Kyo puisse se changer. Pendant ce temps, Jun réfléchit à tout ce que Kyo lui avait dit. Il voulait qu’il le prévienne s’il avait des ennuis… mais il fallait avouer qu’il avait trop souvent des ennuis pour pouvoir toujours demander de l’aide… Kyo finirait sûrement par penser que Jun cherchait les ennuis.

Après quelques minutes, ils ressortirent et prirent le chemin le plus court vers la résidence. Sur le chemin, Jun attrapa Kyo par la manche de sa veste, un peu pour attirer son attention et un peu… parce qu’il avait envie.

« Si ça peut te rassurer » commença-t-il avec une petite voix, fixant ses chaussures détrempées. « Je te promets que je t’appellerais… si je vois que ça dégénère vraiment, je t’appellerais… »

Il releva les yeux vers Kyo et fit un petit sourire. Il ne voulait pas que Kyo s’inquiète pour lui dès que Jun serait seul, ça l’ennuierait autant que d’appeler au secours à chaque fois que des élitistes s’en prenaient à lui… mais, s’il lui disait qu’il l’appellerait si vraiment il ne pouvait pas s’en sortir tout seul, au moins Kyo serait peut-être un peu soulagé.



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Mais laissez-moi tranquille à la fin !

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